« Ne pleure pas devant ma tombe » de Mary Elizabeth Frye

Mary Elizabeth Frye
Mary Elizabeth Frye

Ne reste pas là à pleurer devant ma tombe,
Je n'y suis pas, je n'y dors pas...
Je suis le vent qui souffle dans les arbres
Je suis le scintillement du diamant sur la neige
Je suis la lumière du soleil sur le grain mûr
Je suis la douce pluie d'automne...
Quand tu t'éveilles dans le calme du matin, Je suis l'envol de ces oiseaux silencieux
Qui tournoient dans le ciel...

Alors ne reste pas là à te lamenter devant ma tombe
Je n'y suis pas, je ne suis pas mort !
Pourquoi serais-je hors de ta vie simplement
Parce que je suis hors de ta vue ?
La mort tu sais, ce n'est rien du tout.
Je suis juste passé de l’autre côté.
Je suis moi et tu es toi.
Quel que soit ce que nous étions l'un pour l'autre avant,
Nous le resterons toujours.

Pour parler de moi, utilise le prénom
Avec lequel tu m'as toujours appelé.
Parle de moi simplement comme tu l'as toujours fait.
Ne change pas de ton, ne prends pas un air grave et triste.
Ris comme avant aux blagues qu'ensemble nous apprécions tant.
Joue, souris, pense à moi, vis pour moi et avec moi.
Laisse mon prénom être le chant réconfortant qu'il a toujours été.
Prononce-le avec simplicité et naturel,
Sans aucune marque de regret.

La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Tout est toujours pareil, elle continue, le fil n’est pas rompu.
Qu'est-ce que la mort sinon un passage ?
Relativise et laisse couler toutes les agressions de la vie,
Pense et parle toujours de moi autour de toi et tu verras,

Tout ira bien.
Tu sais, je t'entends, je ne suis pas loin, Je suis là, juste de l’autre côté.

Mary Elizabeth Frye
Mary-Elizabeth-Frye

 

Do not stand at my grave and weep (Ne pleure pas devant ma tombe) est un poème écrit en 1932 par Mary Elizabeth Frye.

Américaine, née en novembre 1905 à Dayton, dans l’Ohio ; orpheline à l'âge de trois ans ; Mary Elizabeth Frye a déménagé à Baltimore, dans le Maryland, quand elle avait douze ans. Elle y décédera en septembre 2004.

En 1927, elle a épousé Claud Frye, qui dirigeait une entreprise de vêtements, alors qu'elle était fleuriste.

Ce poème pour lequel elle est devenue célèbre a été composé à l'origine sur un sac de papier brun. Il aurait été inspiré par l'histoire d'une jeune fille juive, Margaret Schwarzkopf, qui n’avait pu rendre visite à sa mère mourante en Allemagne en raison des troubles antisémites.

Ce poème, souvent copié et distribué en privé, a longtemps été cité comme « anonyme ». L'identité de l'auteure, inconnue jusqu'à la fin des années 1990, a été révélé par son mari et confirmée en 1998, après des recherches, par Pauline Philips, auteure, chroniqueuse de conseils et animatrice radio, plus connue sous son nom de plume "Abigail Van Buren".